Actualités dans l’enseignement supérieur - semaine du 15 avril 2019

Infor Jeunes Bruxelles vous présente le menu de la semaine et les informations dans l’enseignement supérieur :

1. Trop pauvres ou trop vieux pour recevoir une allocation d’études…c’est (bientôt) fini
2. Trop œstrogène nuit à votre carrière académique
3. Tous les étudiants en médecine diplômés 2019 auront leur numéro INAMI…mais il ne faudra pas trop réussir l’examen d’entrée en 2020
#StayTuned

Infor Jeunes Bruxelles vous présente le menu de la semaine et les informations dans l’enseignement supérieur :

1. Trop pauvres ou trop vieux pour recevoir une allocation d’études…c’est (bientôt) fini
2. Trop d’estrogène nuit à votre carrière académique
3. Tous les étudiants en médecine diplômés 2019 auront leur numéro INAMI…mais il ne faudra pas trop réussir l’examen d’entrée en 2020

A table !

1. Trop pauvres ou trop vieux pour recevoir une allocation d’études…c’est (bientôt) fini.

Trop pauvres, trop louches

Depuis la rentrée académique 2016-2017, les critères d’octroi des allocations d’études excluaient celles et ceux dont les revenus étaient trop faibles. Ainsi, celles et ceux qui en avaient le plus besoin étaient exclus d’un mécanisme qui leur était spécialement destiné et, avec 4500 demandes traitées par Infor Jeunes Bruxelles lors des années 2017 et 2018, l’incrédulité était parfois palpable parmi celles et ceux dont la demande était refusée pour ce motif. D’ailleurs, ce mécanisme constituait un recul par rapport au seuil de protection accordé jusqu’à présent et, donc, une méconnaissance du principe de standstill dont les tribunaux ont d’ailleurs fait une application récente et retentissante en matière d’allocation de chômage. Plusieurs recours introduits par Infor Jeunes Bruxelles sont d’ailleurs encore pendants et nous vous tiendront informés de leur évolution.

Toutefois, il ne sera plus possible de refuser la demande d’allocation d’études pour ce motif à partir de l’année académique prochaine. À cet égard, cette modification ne concernera les dossiers pour lesquels un recours a été introduit, sauf à contester le caractère discriminatoire de ce critère. Vous étiez concerné par cette situation ? N’hésitez pas à contacter Infor Jeunes Bruxelles.

Trop vieux, trop tard

Depuis plus de dix ans, les personnes âgées de 35 ans au 31 décembre de l’année académique concernée et qui n’avaient jamais entrepris d’études supérieures ne pouvaient pas prétendre à une allocation d’études. Là encore, cette situation ne manquait pas d’interpeller car l’âge est un critère protégé et que les discriminations doivent alors être objectivement justifiées par un but légitime et des moyens appropriés et nécessaires. Était-ce le cas ? Là aussi, plusieurs recours sont encore pendants et nous ne manqueront pas de vous informer du suivi.

Toujours est-il que ce critère sera supprimé lors de la rentrée académique prochaine et qu’une circulaire a été envoyée par le Ministre de l’enseignement supérieur afin d’interpréter la législation actuelle de la manière la plus favorable aux étudiant.e.s. En effet, la condition posait parfois question dans le cas où une personne avait déjà entamé des études supérieurs mais dans un autre cycle ou un autre domaine.

2. Trop œstrogène nuit à votre carrière académique

La discrimination n’épargne pas non plus les milieux académiques et l’« effet Matilda » en est un exemple souvent cité. Ainsi cette expression décrit le mécanisme sociologique à l’issue duquel les mérites d’une contribution académique réalisée par des femmes sont souvent réattribués à leurs collègues masculins. Curieux, n’est-ce pas ? Au-delà des expressions, ou des mots adaptés et féminisés afin de décrire plus fidèlement une réalité féminine, il existe une réalité statistique. En effet, pour dix professeurs universitaires ordinaires en Communauté française, on compte moins de deux professeures. En outre, on n’y trouve guère de rectrice comme c’est le cas à l’Ecole Royale Militaire ou à la Vrije Universiteit Brussel, c’est-à-dire en-dehors de la Communauté française.

Pourtant, il faudra attendre la législature prochaine car le texte adopté à l’unanimité ce 26 mars 2019 est surtout politique. Qui plus est, il est surtout symbolique car il s’agit d’une résolution, c’est-à-dire un texte qui n’est pas contraignant, qui vise à orienter la prochaine déclaration de politique communautaire. Infor Jeunes Bruxelles vous reproduit ici les mesures soutenues à travers cette résolution :

-  Accentuer la visibilité des projets visant à lutter contre les discriminations de genre mis
en place dans les établissements d’enseignement supérieur et accroitre la sensibilisation de la communauté académique aux questions de genre ;
-  Procéder à une évaluation qualitative des mesures mises en place par les universités sur base des rapports sur l’égalité de genre ;
-  Entreprendre une analyse genrée de l’ensemble des critères dans les processus de sélection et de promotion et de les rendre tous explicites afin d’assurer la transparence ;
-  Mobiliser un budget à allouer à des projets valorisant des systèmes d’évaluation où la qualité primerait sur la quantité, où la prise de risque intellectuel serait soutenue, où le rythme de la recherche serait mieux considéré et où chacune des activités académiques auraient une juste et équitable considération ;
-  Soutenir les Hautes Écoles et les Écoles supérieures des Arts dans la mise en place de mesures structurelles visant à lutter contre les discriminations de genre ;
-  Soutenir la mise en place d’un réseau « genre » pour l’enseignement non universitaire (HE, ESA, EPS) ;
-  Dégager des financements pour soutenir les actions visant à plus d’égalités femmes-hommes dans tout l’enseignement supérieur ;
-  Créer une commission permanente « Genre en enseignement supérieur » au sein de l’ARES.

Des mesures à encourager, donc. Infor Jeunes Bruxelles vous fixe rendez-vous lors de la prochaine législature pour (re)faire le point ?

3. Tous les étudiants en médecine diplômés 2019 auront leur numéro INAMI…mais il ne faudra pas trop réussir l’examen d’entrée en 2020

Ce 12 avril 2019, le Conseil des ministres a approuvé plusieurs projets d’arrêtés royaux qui conduisent à accorder un numéro INAMI à l’ensemble des médecins qui seront diplômés à l’issue de l’année académique 2018-2019.

Néanmoins, le taux de réussite de l’examen d’entrée en sciences médicales (20% lors de la précédente édition) semble encore trop important au regard de la politique des soins de santé qui se profilent. Pour cette raison, un des projets d’arrêté royal prévoit qu’il faudra instaurer un deuxième mécanisme de sélection si trop d’étudiant.e.s réussissent l’examen d’entrée lors de l’édition 2019-2020.

Enfin, les quotas fédéraux pour l’année 2025 resteront inchangés par rapport à l’année précédente et seront de 1445 médecins. (et de 228 dentistes, pour l’année 2024).

Vous voilà prévenu.e.s….

Au menu prochain édito : notamment, des nouvelles du quatrième recours contre la Haute École libre de Bruxelles. #StayTuned !