13 octobre 2020 / Tags : DécouverteOrientationTravail

Enquêtes métiers : Traducteurs Interprètes

Tu t’intéressa à un métier et tu souhaites en savoir plus ? Tu hésites entre plusieurs domaines professionnels ? Le service d’orientation scolaire et professionnelle enquête auprès des professionnels sur la pratique de leur métier.

Tu vas découvrir :

– L’évolution future des métiers et l’influence des nouvelles technologies;
– Les parcours d’études et les compétences acquises;
– Les secteurs employeurs;
– L’analyse d’un métier via les savoirs faire, les savoirs être, mais aussi les environnements.

Les métiers de traducteurs interprètes

enquête métier traducteurs interprètes

Quelle est la différence entre le traducteur et l’interprète ?

– Le traducteur travaille à partir d’un texte écrit qu’il transpose ou adapte dans une autre langue.
Il doit aussi aimer la pratique de la langue et de la conjugaison et s’adapter aux nouveautés et aux développements techniques. C’est un métier de l’ombre, travailler avec un statut d’indépendant nécessite du dynamisme pour gérer sa propre activité.

– L’interprète assure la transmission d’un message oral. C’est un métier de contacts et de rencontres, qui demande de prendre sa place, de savoir parler en public, d’avoir une bonne résistance au stress. L’interprète développe ainsi ses ressources cognitives, car il écoute et ensuite, il parle.

– Les statuts : le traducteur-interprète peut être salarié dans des institutions ou travailler à la mission via des agences de traduction avec un statut d’indépendant. Il n’y a pas d’accès à la profession, c’est la formation et le niveau de connaissance du secteur qui est recommandé.


A savoir : dans le domaine de la justice l’interprète juré est assermenté. L’état fixe actuellement les tarifs des prestations et sont inférieurs à ceux pratiqués dans les autres secteurs de l’interprétariat.


Que faut-il pour réussir dans les métiers de traducteurs / interprètes ?

Une bonne culture générale, développer ses connaissances et être curieux des cultures liées aux langues maîtrisées pour en connaître les nuances et maîtriser sa langue maternelle. Aimer la technologie, avoir l’esprit d’analyse, travailler dans des délais courts, être rigoureux et efficace et également s’adapter à divers secteurs d’activités.

Quels sont les + des métiers de traducteurs interprètes ?

Pascale, professeur de traduction à l’université :
« A la sortie des études, l’étudiant a une base solide en langues, en gestion administrative, en recherche informatique et sait utiliser les logiciels de traduction. Les études lui donnent accès à un savoir intellectuel et pratique. Cette combinaison de compétences développe chez l’étudiant une capacité d’adaptation à de nombreuses situations professionnelles. » Les environnements de travail sont donc diversifiés : un interprète peut travailler dans le monde des affaires comme dans le milieu social.


A savoir : ces compétences donnent accès à de nombreux emplois pour lesquels la connaissance des langues et la gestion administrative est requise. Le jeune a accès à divers secteurs et peu assurer peu à peu de nombreuses tâches et responsabilités. On constate en effet, que seulement 1/3 des étudiants travaillent dans le secteur de la traduction ou de l’interprétariat.


Quels sont les secteurs employeurs ?

Les métiers de traducteur-interprète sont particulièrement recherchés dans les secteurs marchands
et non-marchands.

Liste des secteurs employeurs

Les spécificités du secteur social 

Interview de Vanessa, interprète et formatrice dans le secteur social :
” …. Ce secteur collabore avec des interprètes/traducteurs pour accompagner les migrants dans leurs demandes d’asiles, d’accès aux droits sociaux ou lors de visites médicales. Il existe à Bruxelles plusieurs organismes spécialisés, mais il n’y a pas de postes à temps plein et les statuts sont précaires. Pour les jeunes intéressés par une expérience dans le secteur social, tout organisme demande une maîtrise courante d’une première langue (souvent l’anglais). Ensuite, on organise un test pour évaluer le niveau et une formation courte pour travailler avec les publics… “.


A savoir : les statuts de traducteur-interprète dans le secteur social à Bruxelles sont précaires. Alors qu’en Flandre, un certificat d’interprète social est reconnu. E, effet, il donne accès à un travail régulier via le Ministère de l’intégration et ses services dans les grandes villes du pays.


Quelle est l’influence des nouvelles technologies ?

Dans le secteur de la traduction, les évolutions technologiques influencent les services de traduction. Un nouveau métier a vu le jour : la post-édition, processus de révision d’une traduction automatique pour la rendre humaine et intelligible. La révision constitue un aspect important du métier de traducteur. Spécialiste en langues étrangères et de sa langue maternelle, il possède aussi également un ou plusieurs domaines de spécialisation. Il peut donc, mieux que quiconque, déceler les erreurs de sens ou de forme dans les textes traités par la traduction automatique.

Quelles études pour les métiers de traducteurs interprètes ?

Les études sont organisées en deux cycles :
> Le bachelier de 3 ans. L’étudiant développe ses capacités orales et écrites dans deux langues étrangères et dans la langue A (la langue d’arrivée, par exemple le français dans les établissements de la Fédération Wallonie Bruxelles).

Le master en 2 ans. C’est après le bachelier que l’étudiant choisit de se spécialiser dans la traduction ou dans l’interprétation. Les spécialités sont multiples et varient en fonction des programmes. Il est donc utile de consulter les programmes des masters des universités à Bruxelles, Liège, Mons ou Namur.

Quelques exemples de spécialisation :

  • la traduction multidisciplinaire : approfondissement de plusieurs langues;
  • traduction à finalité interculturelle : autres cultures et dimensions internationales;
  • traduction à finalité didactique : enseignement de 2 langues étrangères.

A savoir : après leurs études, certains étudiants poursuivent un master en gestion pour élargir leur champ de compétences et acquérir des aptitudes complémentaires avant d’intégrer le monde de l’entreprise. Lors de la recherche d’emploi, cet atout peut donc faire la différence. Un candidat réactif et créatif, qui traduit de façon professionnelle et qui en plus est formé en gestion a de bonnes chances de trouver assez rapidement du travail. Par exemple, en entreprise, mais également dans l’administration. C’est l’acquisition d’un ensemble de compétences qui intéresse l’employeur. En effet, celles-ci lui permettent d’étendre ses tâches et responsabilités (Gestion de contrats & tâches commerciales, etc.).


enquete métier traducteurs interprètes


Important à savoir
Aujourd’hui, il y a en effet une pénurie dans les métiers de traducteurs interprètes en néerlandais et allemand. Quelles langues sont recherchées ? l’anglais/néerlandais et anglais/allemand.
Et quid de l’anglais ? L’utilisation de l’anglais comme langue véhiculaire est très développée. La maîtrise des langues tel que le chinois ou l’arabe n’est pas tellement recherchée.


Quels conseils donneriez-vous à un jeune aujourd’hui intéressé par ces métiers ?

Interview de Pascale, professeur de traduction à l’université : 
“Avoir la passion des langues et des cultures (étrangères et sa langue maternelle), aimer la rigueur et la recherche. En cours d’études, s’informer des secteurs d’activités qui sont multiples et faire le lien avec ses intérêts. Développer un projet pour l’après-étude: identifier un secteur dans lequel l’étudiant à envie de travailler, faire des stages ou du bénévolat pour acquérir de l’expérience”.

Attention aux stéréotypes !
Guillaume de la Chambre belge des traducteurs/interprètes.

Certains métiers de traduction et interprétariat véhiculent des rêves, car dans la réalité, ils sont peu demandés ou sont accessibles pour des professionnels avec beaucoup d’expériences. C’est le cas de l’interprète à l’ONU, l’interprète de liaison lors de la visite d’un chef d’état ou encore le traducteur littéraire.

 

Enquête réalisée auprès des professionnels et organismes :
La chambre belge des traducteurs interprètes
Késako ? C’est une association qui regroupe des traducteurs/interprètes professionnels. Elle favorise le partage des pratiques, sensibilise les publics qui utilisent les services de ses professionnels, leur qualité et responsabilité.

Service en interprétariat social asbl
Université St Louis, formation en traduction et en interprétation


Petit lexique à ton attention :

Les savoirs faire : les tâches concrètes que la personne réalise dans la pratique de son métier.

Les savoirs être : les attitudes et les comportements spécifiques au métier pratiqué.

Les environnements : un environnement de travail caractérisé par plusieurs éléments : le type de lieu et le statut de l’organisation (par exemple, une asbl ou une entreprise). Mais également, la manière d’interagir avec ses collègues et les conditions de travail. Dans le domaine des services, il s’agit du type de publics qui va bénéficier de ses services.

Le statut d’indépendant : le travailleur indépendant travaille en toute autonomie et non soumis à l’autorité d’une autre personne. Il a son propre statut social et bénéficie d’un régime de sécurité sociale spécifique.

L’accès à la profession : certaines professions sont protégées et nécessitent le diplôme professionnel pour les pratiquer.

L’interprète juré assermenté : il prête serment devant un tribunal de justice et s’engage à respecter la constitution et la loi de cette autorité.

Une prestation : c’est un service/travail fourni contre un paiement.

La gestion administrative : les métiers qui impliquent un travail de bureau. L’utilisation d’un ordinateur et des logiciels dont l’objectif est de récolter et analyser des informations, pour les transformer et les transmettre (classer, encoder, organiser…Etc).

Le secteur non-marchand : secteur dont les organisations fournissent des biens et des services dont le but n’est pas de faire du bénéfice. Les subsides publics financent ces organisations.

Le secteur marchand : ce secteur regroupe des organisations qui produisent des biens, mais également des services contre une rémunération.

Les secteurs d’activité : regroupement de métiers en fonction de leurs savoirs faire et objectifs.

L’interprète de liaison : il travaille lors de visites officielles de l’étranger pour assurer la communication entre plusieurs personnes, par conséquent il est tenu à la confidentialité.


Si tu as d’autres questions sur les métiers de traducteurs interprètes, alors n’hésites à contacter notre service orientation ou IJBXL, nous sommes là pour répondre à toutes tes questions !

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